Après plus de huit ans d'opération, les questions de la légitimité et surtout de l'efficacité se posent toujours. Les Etats Unis ont décidé de renforcer leur contingent militaire dans ce pays où le manque cruel d'effectif se fait sentir. Quant à la France, elle a refusé une nouvelle fois à augmenter son potentiel sur place. Reste à faire le lien entre efficacité et le nombre de personnels.
En effet il semble plus avantageux de renforcer matériellement les troupes au combat que d'envoyer de nouveau des renforts et ainsi entraîner plus de difficultés de soutien. Bien sûr chacun peut se faire une idée sur ce sujet. Je me place ici dans une réflexion stigmatisée par les problèmes financiers nationaux.
L'optimisme est pour le moins relatif, pour certains ainsi " l'Afghanistan n'est pas perdu, mais la situation s'est dégradée depuis des années". A l'heure où il est impossible de trouver une sortie diplomatique au conflit du fait de la non structuration et l'illégitimité des réseaux terroristes, reste à gagner la guerre de l'opinion et de l'information. Il en va de la responsabilité des acteurs militaires mais, aussi des pressions politiques qui pourront être exercées afin de parfaire la construction d'un appui efficace aux populations civiles afghanes.
Le chemin a parcourir reste encore long. Le combat contre un islamisme sans frontières reste ardu et perpétuel. Sans engagement dans une ère géographique en plus des "combats nationaux" , il serait d'autant plus compliquée de résoudre cette" crise des civilisations".